lundi 16 mars 2026

Robert Banks

Voici, comme annoncé, quelques merveilles : un petit florilège des plus belles aquarelles de Robert Banks parmi les rares trouvables sur internet.


Cette extraordinaire vue de linge séchant à Ovindoli, petit village perché dans les Abruzzes, aquarelle de 70cm peinte par Banks en 1969 à peu près au 87 de la rue Pagliai, disparaissait sans bruit sous des enchères frileuses chez Dorotheum à Vienne le 27 septembre 2017, contre le prix dérisoire de 875€, moins de 1000$, la moitié de l'estimation basse. 



Ci-dessus 4 des innombrables façades d’Italie du sud peintes par Robert Banks (de haut-gauche vers bas-droite) : 


• Place Salandra à Nardo, dans les Pouilles, le talon de l’Italie. Aquarelle numérotée 502, hauteur 65cm.

• Place saint Oronzo à Lecce, 20 km au nord-est de Nardo. Aquarelle numérotée 442, hauteur 65cm.

• Le 65 Rue Macina, à Molfetta, 160km au nord-ouest de Lecce, toujours dans les Pouilles. Aquarelle et gouache numérotée 365, hauteur 67cm.

• Le palais Senape (pas de Streetview trouvé), à Gallipoli, 15km au sud de Nardo. Aquarelle et gouache numérotée 489, hauteur 66cm.




Ci-dessus 5 aquarelles diverses de Robert Banks (de qualité de reproduction inégale) : des terrasses en 1971, une  scène de rue à Monopoli (Pouilles) [Banks361], une sieste à Ruvo (Pouilles) en 1969 [Banks356], un baril flottant [Banks331], le lit à sec du fleuve Marecchia vers Rimini en 1964.  


On ne peut pas, à leur vue, ne pas penser aux peintures à la tempera d’Andrew Wyeth, son contemporain renommé en Amérique dès les années 1950, que Banks aura peut-être connues.


14 commentaires :

GjG a dit…

Hallucinant, stupéfiant, « du parfait travail de bénédictin » aurait dit ma chère mère en voyant ça ; et de laisser tomber — pas plus d’une minute quand même — son tricot ou sa tapisserie.

Merci Costar pour ces découvertes de réalités rares.

Autant les œuvres de « aine-drou ouaille-œuf » (comme vous dites) me laisse un peu de marbre tel le Penseur de Rodin (mais je ne suis pas nudiste), autant je souscris à sa réflexion sur « l’émotion sans fin » causée par le regard sur une « chose simple », sur un « objet ou un décor anodin » ; émotion inexplicable que j’ai par exemple, en regardant le baril flottant du Banks361 (mais ne vous méprenez pas, je ne suis pas alcoolique ou amateur de poudre non plus).
Bien à vous
Guillaume

Costar a dit…

"Quelqu’un qui n'aime pas Andrew Wyeth ne peut pas être totalement méchant (ou alcoolique)" aurait dit W.C. Fields.

Je me permets de vous signaler, si vous l'avez manqué, qu'en commentaire de la chronique précédente sur Banks j'ai ajouté un avis sur les raisons probables du silence autour des peintres comme Banks, et sur le fait qu'il n'était pas sculpteur.

Costar a dit…

Hélas de ma chronique de 2012 absolument toutes les images de Wyeth sont absentes, tous les liens sont morts. Wyeth est inconnu ou oublié, totalement absent en France, et on trouve peu de belles reproductions, même dans ma base personnelle numérique. Dans le dossier que je viens de constituer et mets en ligne, seules 3 ou 4 reproductions sont de qualité mais l'ensemble doit quand même pouvoir vous convertir un peu.
Sinon tant pis.

Voici l'adresse :
https://www.dropbox.com/scl/fo/jsx752gugw9wtt7zgk4ti/AKVDqlLX2BQQrInTUdXZvSc?rlkey=7oaqvwcdt72fwwstmlneg29k9&dl=0

Vasco a dit…

Mince, il ne fallait pas citer Wyeth ! … chez lui le simple naturalisme devient œuvre d'art.
Chez Banks, c'est la répétition sage et la compilation (numérotée) qui pourrait parvenir à faire une œuvre de l'ensemble de son approche.
Personnellement je préfère Wyeth qui est plus inquiétant.
Mais mon mauvais goût m'autorise cette préférence, car je mettrais volontiers un Banks au dessus de mon canapé, mais pas un Wyeth .
Ceci dit le tonneau de Banks est un brin terrifiant…est-on sûr qu'il est de lui ? ("clin")

Costar a dit…

Décidément Vasco, vous n'avez pas encore changé d'avis entre mes deux chroniques.
Je trouve aussi Wyeth plus prodigieux que Banks, comme tout le monde sauf GJG donc, mais je connais très bien l'œuvre de l'américain, j'en ai même vu en vrai une soixantaine, alors que je ne connais presque rien de celle du britannique.
Quant à votre remarque sur la décoration de votre salon, j'espère bien que vous n'hésiterez pas à la mettre en œuvre en allant enchérir à Genève dans 10 jours. Tenez-nous au courant.

GjG a dit…

Je proteste énergiquement ! Ah, mais non alors quoi !
Je n’ai jamais écrit que « je n’aimais pas Wyeth » !
A la seule vue de ses œuvres accessibles dans votre chronique de 2012, je préférais nettement Banks.
J’avoue que votre collection dropboxée m’a fait changé d’avis : par exemple, j’aime beaucoup (notamment) le cintre (A-4), l’évier (B-2), les bottes (D-4), la maison au loup pendu (D-6).
Voilà…
Quant au baril 361, je pense comme Vasco qu’il dé-tonne(au) un peu dans l’œuvre de Banks — ce serait plutôt du genre de Wyeth ? (Notre cher Costar s’est peut-être emmêlé les pinceaux ou c’est éventuellement encore une sale blague de la trop jeune et étourdie IA — qu’il dira ?).

Cela étant, de ces trois maîtres, je préfère Costar qui a en plus le bon goût d’être encore vivant et surtout, d’avoir de l’humour.
Bien à vous
Guillaume

Costar a dit…

Cher Guillaume, si vous avez mal (com)pris ma remarque c'est que je l'ai mal exprimée. Ce n'est pas moi qui reprocherai à qui que ce soit, encore moins à un fidèle lecteur, de ne pas partager tous mes gouts, moi qui ne supporte ni Rubens, ni Brahms, ni Beethoven, ni Joyce, ni Duras, ni Balzac, ni des milliers d'autres gens du Larousse, sans quoi je n'aurais plus personne autour de moi.
Je me doutai bien que c'était par méconnaissance et mon petit florilège express l'a confirmé.
NB: J'ai corrigé ma chronique du 13.03, le tonneau n'est pas le n°361 mais le n°331. Ça ne change rien à vos deux remarques auxquelles je répondrai que vous ne connaissez que 10 œuvres de Banks ; il en a peint 700.

GjG a dit…

Cher Costar, ma colère était feinte et un brin espiègle, vous le savez bien. Quant à votre allergie à Brahms et Duras (etc.), nous pourrions monter tous deux un club « d’ultra-antifans », mais bon, restons positifs quand même dans ce monde de plus en plus sinistre…
J’attends avec impatience l’ouverture de votre coffre en Banks (désolé, c’est plus fort que moi…)
Bien à vous
Guillaume

Vasco a dit…

Moi, enchérir à Genève, je ne veux, sans façon, je suis dans la marine, les lacs me donnent le mal de mer.
Par contre si vous parveniez à nous trouver quelques autres centaines de ses œuvres, afin que l'on se fasse une encore meilleure opinion de cet immense talent, je suis preneur (au tarif d'une séance de surf dont vous avez le secret, il va sans dire…).

Costar a dit…

Hélas, s'il existait une édition quelconque quelque part, il me semble que Gougueule ou l'IA l'auraient trouvée, et je n'ai pas d'autre moyen d'investigation que mes deux index.

Vasco a dit…

Deux index c'est soit pas assez, dix seraient préférables, ou alors trop quand un seul bien catalogué pourrait nous satisfaire.

Je trouve ces deux images supplémentaires, un peu différentes du lot d'une trentaine dans le genre paysager que l'on peut atteindre via Mutual Art.

https://mandrakepetworth.com/products/large-watercolour-still-life-of-fruit-and-tomatoes

https://photos.app.goo.gl/cnJzsgjcHqcWURCs9

Les quelques vues japonaise (sur Mutual Art) me font songer à Vink ce dessinateur de BD très exigeant (donc) trop rare.

Costar a dit…

Vous êtes cruel. Il peut garder ses tomates (de débutant) mais j'aime bien son short, il me rappelle ma "photo des deux slips" dont je ferais peut-être un jour un tableau :
https://ostarc.blogspot.com/2023/07/histoire-sans-paroles-45.html

Sinon Mutual Art est effectivement quasiment la seule source disponible. J'ai oublié de mettre le lien dans ma chronique. Je revendique le droit au secret des sources 😆.

Barbara a dit…

Bonjour Costar, Je ne suis pas spécialiste d'art, mais j'apprécie ces oeuvres de Robert Banks. Il y a des mondes infinis dans l'ordinaire.. Tellement de motifs, lignes ou petites beautés à voir. Le photographe le sait bien. Merci beaucoup du partage.

Costar a dit…

De rien, Barbara. Décidément, cet inconnu de Banks se taille un petit succès.