vendredi 12 janvier 2001

Peinture fraiche




Le retour des extraterrestres - Meung-sur-Loire 2020 - hst 92x65



Copie du Songe de Joseph, de Georges de La Tour, vers 1640, au musée des Arts de Nantes.
C'est le plus beau tableau du monde. Ces choses ne se discutent pas. À présent invisible, et massacré sur internet, il était temps de s'en faire un double permanent.
Nantes 2020 - hst 60x60cm



Mes philosophes - Gênes 2020 - hst 60x60cm



Le journal de 20 heures - Venise 2019 - hst 81x60cm



Le printemps de Louis Convers - Paris 2019 - hst 50x50cm



Colloque sentimental (*) - Ravello 2019 - hst 81x60cm



Le mur (les anges nihilistes) - Bruges 2019 - hst 60x60cm



La baleine et le lapin - Praslin 2018 - hst 70x70cm



Au zoo d'Orvieto - Orvieto 2018 - hst 61x46cm



L'anagramme (atelier ou réalité) - N'importe où 2018 - hst 70x70cm



La sélection naturelle - Stresa 2018 - hst 60x60cm



La conclusion du Procès - Normandie 2018 - hst 60x60cm



La maladie de Vermeer - Bruges 2017 - hst 65x81cm



Pareil Dolly - Penmarch 2017 - hst 70x70cm



À Bruges - Bruges 2017 - hst 50x50cm



Le dinosaure - Briare 2015 - hst 81x60cm


7 commentaires :

Anonyme a dit…

Troublants, ces tableaux...
Vous exposez où ?
pi

Costar a dit…

Je vais sans doute vous décevoir, mais n’ayant pas été touché par la fée optimiste des grands mots que sont l’ambition et la réussite, je n’écris, ne photographie, ne peins que pour mon seul plaisir égoïste. Mes tableaux ne sont donc visibles que chez des amis compatissants, et une quinzaine sur les murs de mon atelier. Et étant loin de tout milieu artistique et autre circuit de production, je vois mal comment je pourrais exposer pour le plaisir sans avoir à répondre à des questions de rentabilité, de gout du public, et autres gros mots.
Alors il y a internet, qui est un outil magique, où j’ai 30 à 50 lecteurs réguliers. Le succès.
Pour information, en cas de besoin, j’ai un compte sur Twitter à l'adresse @Ostarc, et il est possible d'envoyer avec Twitter des messages privés qui ne sont lus que par le destinataire.

Anonyme a dit…

Je ne sais pas ce qu'est Twitter, désolé. (J'en ai déjà entendu parler tout de même :-)
Je tiens moi aussi le songe de Joseph par La Tour parmi les plus beaux tableaux du monde. Votre copie est remarquable ! Même si je n'en vois pas l'intérêt, je m'incline. Vous êtes sacrément doué, bon sang !
Bien à vous,

pi

Costar a dit…

Twitter est un réseau social, comme Facebook, Google truc ou Instagram machin, et tant d'autres, qui joue un rôle capital dans la politique mondiale puisque c'est le mode d'expression privilégié, voire unique, du président des États-Unis. Le nombre de caractères des messages y est limité à 280, ce qui convient parfaitement à son encéphale.
J'y ai ouvert un compte dans un seul but, poster un message à chaque nouveau tableau parce qu'il n'y a pas sur le blog de moyen simple de l'annoncer (je n'ai toujours pas trouvé le moyen de prévenir mes fidèles quand un billet est mis à jour - ce que je fais fréquemment quand l'actualité le mérite -, sauf à créer un billet spécial par tableau, ce que je ne voulais pas faire).

Vous pouvez très bien consulter le contenu publié par n'importe quel compte Twitter, sur des logiciels dédiés sur tablette ou téléphone, mais aussi sur un simple navigateur internet. Par exemple vous pouvez consulter mon compte à cette adresse.

Mais cette fonction n'aurais pas vraiment d'utilité (j'ai 14 abonnés à mon compte, encore moins qu'à mon blog, mais plus que le Christ en son temps), s'il n'y avait sa seconde fonction qui est de pouvoir recevoir des messages personnels sans avoir à exposer une adresse de courriel. On peut ainsi échanger des adresses personnelles sans être espionné par des robots et autres maraudeurs.

Hélas je viens de constater qu'il faut avoir un compte Twitter pour être autorisé à envoyer un message personnel à un autre compte (ceci dit ouvrir un compte ne requiert qu'un faux nom et une vraie adresse de courriel). En outre, je pense qu'en écrivant au nom du peintre chez l'opérateur du nom d'un fruit qui est bleu aux yeux d'un certain Grindel, poète auteur d'une ode à Staline, on doit y parvenir.

Costar a dit…

Quant au tableau de Monsieur de La Tour, c'est un très vieux défi de 15 ou 20 ans que je n'ai jamais eu l'intention de relever - on voit son état il y a peu dans mon tableau l’Anagramme de 2018 - parce que ce genre d'exercice m'a toujours paru très ennuyeux à réaliser.
Je serais incapable d'expliquer ce qui m'a soudainement décidé, et poussé à le finir en peu de temps.
Le choc du confinement ? Une sorte de frayeur de ne plus jamais revoir ce tableau qui - avec quelques autres - m'a toujours obsédé comme la plus pure perfection au monde ?
Résultat, à vous qui n'en voyez pas l'intérêt, et à moi-même qui n'en voyait pas l'intérêt il y a un mois, je peux maintenant en décrire les bénéfices :

1. La photo n'est pas trop mauvaise mais elle ne rend pas réellement l'impression que je ressens en le regardant sur le mur de l'atelier, et je vous garantit que je ne vois que le tableau de La Tour, j'admire l'incomparable délicatesse de ses lignes, je suis touché comme lorsque je l'ai vu pour la première fois à Nantes, il y a si longtemps. Alors c'est une autre expérience que je ne connaissais pas, c'est presque un original (je l'ai même un peu restauré en enlevant un peu du vernis jauni au passage), et comme j'en ai un peu percé les secrets de fabrication, j'en suis d'une certaine manière plus proche que de l'original. Je compte même dès la fin du confinement lui chercher un cadre qui ressemblerait à celui de Nantes, sombre avec un petit liseré doré. Vous allez dire que je suis fou.

2. Je pensai m'ennuyer en le réalisant, et je me suis rendu compte que j'y ai éprouvé les mêmes inquiétudes et les mêmes exaltations qu'à peindre un tableau personnel, parce que finalement le besoin de peindre est au bout du pinceau, dans le geste et dans l'instant, et que le reste est de l'ordre de la représentation, de la communication. Et si cette ferveur soudaine de copiste n'est pas due uniquement au confinement, il n'est pas dit que je ne ferai pas de temps en temps un autre chef-d'œuvre de l'humanité. J'ai un grand tableau de Friedrich en tête, ou un Vermeer, peut-être.

3. Il y a évidemment un peu de vanité dans tout cela. J'ai l'impression que tout peintre inconnu a des envies de faussaire (ou de reconnaissance).

Anonyme a dit…

Il semble y avoir tout de même une sacrée différence entre l'original de Monsieur de La Tour et votre copie : dans celle-ci, on distingue nettement la trame de la toile (comme dans la plupart de vos tableaux, d'ailleurs, que je scrute toujours à la loupe), ce qui n'est pas le cas dans celui-là (autant que je me souvienne). Puisque vous prétendez avoir "un peu percé les secrets de fabrication" du maître, comment expliquez-vous cela ? Votre matière picturale est-elle moins épaisse ou bien omettez-vous de faire un apprêt dans les règles de l'art du 17e siècle ?
Hé, hé...
Quant à l'intérêt de copier un chef-d’œuvre, je ne saurais en disconvenir. Ce dont je doute, c'est l'intérêt du spectateur (de l'internaute en l'occurrence).
Bien à vous,

pi

PS - Pour Touiteur, je n'ai à peu près rien compris à vos explications. C'est vous dire si je suis irrécupérable...

Costar a dit…

La trame de mes toiles n'est visible que sur mes photos et pour une raison très contingente : n'étant pas équipé d'un matériel d'éclairage professionnel (spots puissants, réflecteurs, appareil photo avec pied), mes reproductions sont faites en touriste, avec un petit appareil de poche, à main levée, et je suis obligé d'attendre les journées ensoleillées pour obtenir des couleurs correctes et des détails suffisants, et pour éviter les reflets et brillances désagréables la lumière ne peut donc être qu'extérieure et rasante. ce sont les limites de l'amateurisme.
Mais vous verriez ces tableaux à une distance normale d'un mètre, même très éclairés, je vous assure que l'illusion est parfaite et que le La Tour fait réellement La Tour.
Évidemment, le nez collé à la toile, vous verriez un peu cette trame puisque je peins sur de banales toiles du commerce et que je ne suis pas un peintre gras et généreux, comme l'était La Tour, mais économe, j'utilise assez peu de couleur et de matière, ce qui évite les craquelures et autres désagréments dans le temps.

Quant à l'intérêt de l'internaute, eh bien trouvez-moi sur internet au moins une reproduction de ce tableau qui respecterait même de loin les couleurs "tabac" de l'original ? Vous n'en trouverez probablement aucune. Même celle du musée de Nantes est une catastrophe. Ah si, il y a longtemps sur un blog parfaitement inconnu (et les quelques différences dans certaines couleurs sont volontaires et justifiables).

Enfin, pour touiteur, je me doutai de l'hermétisme de mes explications, c'est pourquoi j'ai ajouté, après "en outre", une sorte de rébus qui m'a semblé bien plus limpide.