Affichage des articles dont le libellé est Porte. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Porte. Afficher tous les articles

lundi 29 juin 2020

Il n’y a pas d’H à Ermitage (2 de 3)


Comme dans ce tableau de Jan Kobell (Ermitage, non exposé), ouvrir une simple porte dans le musée virtuel de l’Ermitage est une expérience troublante qui ne vous mène pas toujours où vous le pensiez.

Exaltés par votre errance dans le palais de l’Ermitage, vous n’avez probablement pas résisté à chercher les artistes que vous aimez, et pour cela à consulter le catalogue des collections en ligne.

Mais les liens du catalogue vers la visite virtuelle ne sont pas fiables. Ils vous entrainent le plus souvent sur de fausses pistes.
Vous voulez voir un tableau dans son contexte, cliquez sur le numéro de la salle (Room), êtes transportés vers un nouveau plan, peu ou pas interactif, qui ne comporte pas toujours la salle demandée, ou qui mène à une page vide, et quand vous trouvez par hasard le bouton « Virtual visit 3D » ou « View in 3D », vous êtes admonestés d’un « Erreur 404 non trouvé ».
Alors vous renoncez et revenez au plan de visite virtuelle.
Mais vous savez, depuis l’épisode précédent, que nombre de salles manquent sur ce plan, notamment les arts du 19ème au 21ème siècle.

Or il existe un moyen d’atteindre ces salles hypothétiques, c’est d’utiliser la visite virtuelle en partant d’une salle que vous estimez proche de votre objectif. Pour cela vous disposez, en plus du plan interactif, de deux outils.
Le zoom, qui permet de lire les numéros de salles apposés près de l’encadrement des portes (mais ils manquent souvent et ne sont pas toujours ordonnés), et 150 raccourcis vers des salles prestigieuses que l’Ermitage a distinguées sur une page spéciale. Évidemment, les salles y sont baptisées mais pas numérotées, histoire de brouiller les pistes, mais c'est de là que vous pourrez accéder à Bonnard, Degas, Monet, Vallotton, et tant d'autres.

Illustrons. Vous bruliez de voir dans quel contexte est présenté le « carré noir sur fond blanc » de Malevitch, un des fondements de l’art moderne, dont l’auteur déclarait, dit la notice « Le carré n’est pas une forme subconsciente. C’est une création de la raison intuitive. […] Le carré est vivant, c’est le premier pas vers la créativité pure ».
Le catalogue le localise salle 443, qui est absente des plans.
En examinant la liste des 150 salles, vous trouvez sur l’onglet 11 des salles dont l’art vous parait moderne, le nom de Malevitch se trouve même sur la vignette de la salle « Dmitry A. Prigov ».
Vous êtes près du but. Vous cliquez sur la vignette…, puis sur le bouton « View in 3D »…

Sur place vous inspectez les salles avoisinantes. Pas de numéros de salle. Pas de Malevitch alentour. Mais vous arrivez par hasard dans une salle où vous reconnaissez, sur certains tableaux, un style caractéristique. Le titre de la page le confirme, vous êtes dans la « salle Friedrich ». Vous cherchiez la 443, vous êtes dans la 352, inaccessible autrement.

L'exceptionnelle salle des 8 tableaux de Caspar Friedrich, dont le catalogue des collections dit qu’elle porte le numéro 352, mais qu’on ne peut atteindre qu’en fouinant autour des salles de l’art contemporain, elles-mêmes accessibles un peu au jugé.

D’accord, l’exemple était mal choisi. Qu’à cela ne tienne, la physique la plus moderne prétend que la matière se comporte ainsi dans la réalité, qu’elle peut se trouver n’importe où et dans plusieurs endroits en même temps. Les physiciens appellent ce phénomène la non-localité. Et puis avouez que vous vouliez voir cette riche collection de paysages de Friedrich.

Abordons enfin un sujet gênant. Dans l’épisode précédent nous promettions de résoudre le mystère de l’introuvable salle 308, qui recèle notamment, dit le catalogue, 3 des tableaux les plus fameux de Jean-Léon Gérôme, dont sa plus grande version du nébuleux et pathétique « après le bal ».
Hélas, après des heures d’errantes insomnies, reconnaissons que c’était pure vantardise.
Nous nous excuserons en offrant un abonnement au blog, gratuit et à vie, pour tout indice déposé dans les commentaires.

Nonobstant ces petites déconvenues, maintenant familiers des lieux, vous avez réalisé que la plupart des œuvres (98%) ne sont pas exposées (Not on display), ou sont fréquemment introuvables, mais qu’elles sont bien documentées dans l'excellent catalogue en ligne qui regorge de curiosités et de raretés. Nous le feuillèterons dans le prochain épisode.

Au cours de votre visite de l’Ermitage virtuel, si vous êtes ici, c’est que vous êtes perdus, toujours dans le musée, mais dans une zone étrange qu’il vaudrait mieux éviter. Revenez sur vos pas, retrouvez les salles Picasso en passant par la salle Vlaminck, ou vous resterez à perpétuité dans cet environnement carcéral. 
À défaut reprenez le jeu au début, ou éteignez tout.

mardi 19 avril 2011

Encore des portes

Au fond, la porte close d'une maison abandonnée, dans le village depuis longtemps déserté de Pentidattilo, en Calabre. La montagne qui le surplombe se désagrège lentement.
À gauche, la grille laisse entrevoir la silhouette lointaine de l'Etna, sur l'autre rive du détroit de Messine.
On raconte que le village reprendrait vie, pour les rares touristes. Le dernier tremblement de terre s'est sans doute effacé des mémoires.

dimanche 10 avril 2011

Un peu de physique théorique

À l'époque d'Alfred de Musset, des bluettes sentimentales et des énervements romantiques, les choses étaient claires : une porte devait être ouverte ou fermée. Dans notre monde moderne et hasardeux, celui de la mécanique quantique où tout est simultanément onde et particules, la théorie de Schrödinger sur la superposition des états de la matière et le principe d'incertitude d'Heisenberg ont apporté quelques nuances sur les états probables d'une porte.

samedi 14 juin 2008

La porte de Lugano

Il est malaisé d'expliquer ce qui fascine dans la vue d'une porte qui n'isole rien de particulier et qui ne donne sur rien d'autre, dans la vue de ces choses inutiles ou absurdes qui prennent une dimension métaphysique dès qu'elles deviennent un peu monumentales.
Ce portail fantôme, vain décor d'un débarcadère de théâtre, dans le jardin public de Lugano en Suisse italienne, fait penser à la porte incongrue de Font-d'Hurle qui déroutait Vialatte dans une magnifique chronique de 1955 *, ou à Christo quand il emballe soigneusement les édifices les plus volumineux.

C'est ce léger vertige qu'on ressent dans l'observation de la réalité lorsqu'elle prend une apparence irrationnelle.


* Les portes de la Solitude sont des portes monumentales... Il y en a une à Font-d'Hurle (c'est un haut plateau, dans le Vercors) ; elle est en bois, à claire-voie, longue, basse, encastrée dans rien. Il n'y a rien à droite, rien à gauche, pas un mur, pas un fil de fer, rien par-devant, rien par-derrière, si loin que s'étende la vue ; seulement cette inscription grandiose : «Prière aux visiteurs de refermer derrière eux.» On ne saurait mieux dire à l'homme que, d'où qu'il vienne et où qu'il aille, il ne peut jamais ouvrir ou fermer que sur soi. Et ce qu'il y a de plus paradoxal, c'est que, précisément parce que c ' est inutile (ou alors pourquoi ?... je ne sais pas), on se donne la peine de passer par la porte (Kafka en eût fait dix volumes), d'entrer dans un endroit où l'on se tient déjà !
Alexandre Vialatte, extrait de «Mgr Sahara par rené Dupuy», chronique de La Montagne, 22 décembre 1955.

vendredi 12 janvier 2001

Peintures fraiches

▶ Aller au CATALOGUE complet ou à la MOSAÏQUE 

Vénus ou la naissance de la géométrie - Sainte-Marguerite-sur-Mer [49.908396, 0.936930], 2026 - hst 80x80cm
Inspiré des Naissances de Vénus de la grande peinture kitch, BotticelliCabanel, Bouguereau. (D'autres photos du tableau à la fin de cette page). 


Les derniers jours de Vermeer (ou La mort de Bergotte, avec Céleste et le Dr. Cottard) - Meung-sur-Loire, La Bussière, 2026 - hst 60x60cm


Rosebud - Venise San Michele, 2025 - hst 70x70cm
De rose sale à jaune pisseux, pas un écran sur la planète et pas un œil regardant cet écran ne verra ce mur de la même couleur. En réalité il est orange, "brique un peu ensoleillée". "Ça dépend du taux de fer dans l'argile" ironiserez-vous. Alors choisissez vous-même votre taux de fer parmi 7 tonalités en descendant à la fin de cette page. 


2025, l'odyssée de l'espace vert - Blaye, 2025 - hst 70x70cm
(Oui, la blague du titre n'est pas bien fine, mais il fallait bien un titre ? Vous auriez préféré "45.1313, -0.6666", peut-être ?



La réponse à la grande question - Saint-Germain-en-Laye
2024, hst 55x46cm
Contrairement à ce qu'ont avancé nombre de scientifiques après D. Adams, la réponse à la grande question de la Vie, de l'Univers et du Reste n'était pas "42" mais "68333", plus précisément le dodécaèdre gallo-romain "MAN68333".
Voir une reproduction plus bleutée, ou plus sombre, ou plus claire.



Orage - Vers l'Aisne 2024, hst 60x60cm
(La tonalité du champ est malaisée à reproduire, vous en trouverez des variations peut-être mieux adaptées à votre écran à la fin de la page de mosaïque des peintures) 



Les 17 signes de l’égalité - Jumièges 2024, hst 65x92cm
N’y cherchez pas de métaphysique, il n'y en a que 17.
(N’ayant pas de bonne photo du tableau, celle ci-dessus en restitue assez bien l’ambiance, mais sans les détails, cette autre en lien est plus précise mais exagère les détails et déforme un peu la géométrie. Faites votre choix) 






47.2602, -2.4365 (coordonnées) 2023, hst 80x80cm



Eppur si muove, Fontfroide 16.09 10h23 2023, hst 60x60cm






hst 60x60cm - Coll. CFP
Vers 330 avant l’ère actuelle, Pythéas, astronome à Marseille alors grecque, emmène une expédition maritime autour de l’Europe, par l’Atlantique, jusqu’à l’Islande. Il écrira y avoir vu quelque chose comme de la terre, de l’eau et de l’air ensemble en suspension, dans un mélange où on ne peut ni marcher ni naviguer, et qu’il comparera assez justement à des méduses (poumons de mer). Ératosthène, puis Hipparque le croiront, pour ses découvertes en astronomie. Plus tard le géographe grec Strabon le traitera de menteur parce qu’aucun peuple ne peut vivre dans ces contrées septentrionales. 
Le fortuné Strabon, le Loucheur, n’aura jamais dépassé, au nord, les frontières de la Gaule, parce que ses amis les Romains n’y voyaient pas de peuples assez riches pour qu'ils les soumettent, et n’y avaient pas de résidence de luxe car il y faisait trop froid. 
Pourtant sa célèbre Géographie en 17 livres sera la vérité pendant des siècles, 1000 ans peut-être. Il y cite quelques fois Pythéas, pour s'en moquer. Aucune copie du véritable récit de Pythéas, "De l'Océan", n’a été retrouvée jusqu’à présent.



Test d'aéronef anonyme (anagramme du lieu, et Limoges)
2022 - hst 80x80cm






Crédit social épuisé - Venise 2021 - hst 70x70cm



Le cri (ceci n'est pas un Magritte) - Briare 2021 - hst 60x81cm - Coll. AL



Machine à remonter le temps
Appelée également Cléopatreur parce que sa technologie primitive ne permet pas de remonter plus loin que l’époque de la dernière reine d’Égypte, ni d’en revenir, d’ailleurs.
La Bussière 2020 - hst 60x60cm



Copie d'après Jeune fille à la perle, de Vermeer, au Mauritshuis de La Haye.
Sait-on si on reverra un jour ces tableaux ? Alors tous les 2 ou 3 tableaux, je ferai sans doute une petite copie pour m'entourer de mon musée imaginaire.
La Haye 2020 - hst 50x50cm - Coll. PLSR (détail du visage)



Et une douzaine de vanités... - Grenade 2020 - hst 70x70



Le retour des extraterrestres - Meung-sur-Loire 2020
hst 92x65 - Coll. CJWL



Copie du Songe de Joseph, de Georges de La Tour, vers 1640, au musée des Arts de Nantes.
C'est le plus beau tableau du monde. Ces choses ne se discutent pas. 
À présent invisible, et massacré sur internet, il était temps de s'en faire un double permanent.
Nantes 2020 - hst 60x60cm



Les philosophes - Gênes 2020 - hst 60x60cm - Coll. PCCB



Le journal de 20 heures - Venise 2019 - hst 81x60cm



Le printemps de Louis Convers - Paris 2019 - hst 50x50cm



Colloque sentimental (*) - Ravello 2019 - hst 81x60cm coll. BR



La baleine et le lapin - Praslin 2018 - hst 70x70cm - Coll. ABW



Au zoo d'Orvieto - Orvieto 2018 - hst 61x46cm



L'anagramme (atelier ou réalité) - N'importe où 2018 - hst 70x70cm



La sélection naturelle - Stresa 2018 - hst 60x60cm - Coll. DC



La conclusion du Procès - Normandie 2018 - hst 60x60cm



La maladie de Vermeer - Bruges 2017 - hst 65x81cm



Pareil Dolly - Penmarch 2017 - hst 70x70cm - Coll. NTJFP



À Bruges - Bruges 2017 - hst 50x50cm - Coll. JLG



Le dinosaure - Briare 2015 - hst 81x60cm - Coll. JBW