Histoire sans paroles (62)
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Mots clefs : Apocalypse , Civilisation , Climat , GIEC , Histoire sans paroles , Inondation , Mer , Ministre , Mont Saint-Michel , Panneaux , Politique , Température
Ci-dessus 4 des innombrables façades d’Italie du sud peintes par Robert Banks (de haut-gauche vers bas-droite) :
• Place Salandra à Nardo, dans les Pouilles, le talon de l’Italie. Aquarelle numérotée 502, hauteur 65cm.
• Place saint Oronzo à Lecce, 20 km au nord-est de Nardo. Aquarelle numérotée 442, hauteur 65cm.
• Le 65 Rue Macina, à Molfetta, 160km au nord-ouest de Lecce, toujours dans les Pouilles. Aquarelle et gouache numérotée 365, hauteur 67cm.
• Le palais Senape (pas de Streetview trouvé), à Gallipoli, 15km au sud de Nardo. Aquarelle et gouache numérotée 489, hauteur 66cm.
Ci-dessus 5 aquarelles diverses de Robert Banks (de qualité de reproduction inégale) : des terrasses en 1971, une scène de rue à Monopoli (Pouilles) [Banks361], une sieste à Ruvo (Pouilles) en 1969 [Banks356], un baril flottant [Banks331], le lit à sec du fleuve Marecchia vers Rimini en 1964.
On ne peut pas, à leur vue, ne pas penser aux peintures à la tempera d’Andrew Wyeth, son contemporain renommé en Amérique dès les années 1950, que Banks aura peut-être connues.
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Mots clefs : Aquarelle , Architecture , Banks (Robert Louis) , Ce monde est disparu , Dorotheum , Enchères , Façade , Italie , Lumière , Ovindoli , Pouilles , Prix , Soleil , Vienne , Wyeth (Andrew)
Robert Banks - Nymphée de la Villa Giulia, Rome. Aquarelle n°462, 96cm
Si vous ne hantez pas les maisons d’enchères secondaires vous ne pouvez pas connaitre Robert Banks, plus exactement Robert Louis Banks (Cheltenham 1911 - Londres vers 2000). Wikipedia ne le connait pas, pas plus que l’IA, sinon 3 ou 4 informations biographiques inutiles, comme une décoration de la croix militaire anglaise à l'occasion de la précédente guerre mondiale. Il aurait dédié ses études et sa carrière à l’architecture et l’urbanisme pour ne se consacrer exclusivement et copieusement à l’aquarelle que vers la cinquantaine.
Personne n’est même certain de sa date de décès, pourtant récente. Et si vous demandez Robert Banks sur internet, les moteurs de recherche vous mèneront vers un homonyme ultramédiatisé, l’inévitable Banksy, artiste de rue dont l’anonymat déjà fragilisé aurait été défloré en 2023.
De notre Robert Banks, pas de livre, pas d’expositions. Il n’y a même plus de clé sous la porte des galeries londoniennes qui l’exposaient dans les années 1970 et personne ne sait quand elles auraient fermé.
Aux quelques traces laissées sur internet, pour la plupart sur les sites de maisons d’enchères, on voit que Banks était artiste de rues, à sa manière. Il ne peignait pas, comme certains, sur les murs des façades, mais il représentait des façades, de villes découpées avec précision par le soleil et l’ombre, fantastiques par réalisme et vides, minutieusement, sur de grandes feuilles de papier pour aquarelle ; surtout l’Europe des estivaliers, Rome, Venise, et toute l’Italie, qu’il a sillonnée jusqu’aux Pouilles, la Grèce, l’Espagne, et au milieu de tout ce soleil, le Japon vers 1971.
Il ne reste malheureusement que les salles des ventes pour découvrir ses aquarelles, le temps des rares jours d’exposition au public, avant qu’elles ne disparaissent. En 1995 le marché proposait une dizaine de ses œuvres, puis une dizaine autour de 2005, et enfin presque une par an depuis 2009, chez Dorotheum à Vienne, Koller à Genève, ou d'autres salles de moindre renommée.
Mais cet éparpillement parcimonieux est peut-être une aubaine pour qui aurait économisé 1000 à 2000€ par amour de l'art, car les prix des œuvres de Robert Banks sont indécents.
Une aquarelle comme celle de notre illustration plus haut peut demander 150 à 300 heures de travail. Ainsi, au tarif par exemple des employé(e)s de ménages - leur salaire horaire net moyen selon qualification est de l’ordre de 15 à 25 euros - elle devrait être évaluée entre 2250 et 7500€, si on oublie le talent, voire le génie du peintre. Mais ici, comme il est mort et que ça n’est plus lui qu’on rémunère, l’expert de la maison de vente Koller estime que l’œuvre, malgré ses dimensions (un mètre en largeur), pourrait disparaitre le 27 mars prochain à Genève contre 1500 à 2000€, taxes et commission comprises.
Alors préparez votre tirelire, prévoyez la place sur un mur à l’abri de la lumière directe, et vous deviendrez propriétaire d’un chef d’œuvre, qui disparaitra ainsi de la circulation pour un temps indéterminé, c'est entendu, mais pas pour vous.
On trouve quelques reproductions d'œuvres de Banks sur internet, parfois excellentes, et on notera qu'il eut très tôt l’idée de numéroter ses aquarelles dans l’ordre, près de sa signature, ce qui permet de reconstituer une minimum biographique, de constater que les chefs-d’œuvre commencent en Espagne au milieu des années 1960, que les plus beaux se situent grossièrement entre les numéros 350 et 500 figurant Rome et le sud-est de l’Italie, que les aquarelles portant les numéros 600 sont moins inspirées, motifs comme couleurs, notamment une vue décevante de Venise qui porte le plus grand des numéros trouvés, le 662, sans qu’on puisse lui attribuer une date (la fin des années 1980 ?), qu’il reste donc des centaines de merveilles de Robert Banks dans la nature, et que les données de la description de la vente Koller du vendredi 27 mars sont fausses.
L’œuvre y est décrite ainsi :
ROBERT LOUIS BANKS
(Cheltenham 1911– vers 2000 Londres)
Le Nymphée de la Villa Giulia à Rome. 1962.
Aquarelle, crayon.
Signée en bas à gauche : BANKS 962.
70 x 96 cm. Encadrée.
Or le numéro de la signature n’est pas 962 mais 462 (vous vérifierez à Genève), et donc la date 1962, déduite de cette fausse lecture, est fausse. Elle est plutôt à situer très vaguement autour des années 1975 ou 1980 à Rome (au moment d’emporter la chose, tentez de réclamer une ristourne pour erreur sur la substance).
Allèchement : vous découvrirez très bientôt dans Ce Blog est Plat quelques belles reproductions de chefs-d’œuvre de Robert Banks, notamment une grande aquarelle que vous regretterez sans fin de ne pas avoir achetée le 27 septembre 2017 à Vienne, contre 875 euros, tout compris.
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Mots clefs : Aquarelle , Architecture , Banks (Robert Louis) , Banksy , Ce monde est disparu , Dénombrement , Enchères , Genève , Italie , Japon , Koller , Lumière , Pouilles , Prix , Rome , Venise , Vente
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Mots clefs : 3D , Archéologie , Bol , Carelman , Casques , Cluny , Écouen , Hermaphrodite , Louvre , Metropolitan museum , Musées , New York , Objets d'art , Pataphysique , Président , RMN , Saint-Germain , Sculpture , Vaisselle
Bonne nouvelle pour les visiteurs impatients et frustrés : le Louvre, fermé traditionnellement les mardis, l’était fréquemment les lundis depuis le 15 décembre dernier, pour raison de grève, et partiellement, certains autres jours pas clairement annoncés, où le parcours de visite était réduit au minimum touristique, soit une fermeture maquillée. La démission de la présidente du musée, demande syndicale majeure enfin satisfaite, ces fermetures imprévisibles vont peut-être cesser.
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Mots clefs : Abus de pouvoir , Administration , Boulevard , Culture , Démocratie , Élections , Fermetures , Louvre , Ministre , Musées , Orsay , Politique , Présidente , République , Robert (Hubert) , Ruines , Théâtre , Versailles
Note technique aux spécialistes en plaisanteries douteuses : l’anagramme n’est pas absolument parfaite, mais la contrepèterie fonctionne bien.
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Mots clefs : Anagramme , Contrepèterie , Enfer , Falaises , Funiculaire , GIF , Histoire sans paroles , Humour , Le Tréport
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Mots clefs : Arbres , Atlas , Catalogue , Château , Climat , Eu , Incendie , Le Tréport , Mer , Monument historique , Nomenclature , Nuages , Peinture , Plafond , Trompe-l'œil , Viollet-le-Duc
Naguère encore notre civilisation de performance et de records nous racontait que l’invention de la peinture, la grande peinture pariétale, était française, disons d’Europe occidentale, avec la grotte Chauvet et ses hordes d’animaux vieux de 37 000 à 28 000 ans, en passant par la bientôt noyée grotte Cosquer, entre 27 000 et 19 000, suivie de l’apogée artistique des parois de Lascaux et d’Altamira, entre 21 000 et 15 000 ans. Pendant 20 millénaires elle aura représenté quasi exclusivement des animaux, d’un style de plus en plus élégant avec le temps, et quelques signes géométriques.
Mais la science et ses techniques toujours plus portables permettent aujourd'hui aux archéologues de fouiller plus loin que le bout de leur nez et aux pays défavorisés de commencer à explorer leur passé.
Dès lors, régulièrement depuis 2014, des scientifiques de la Griffith University australienne, étudiant des peintures pariétales de l’archipel indonésien, notamment dans l’ile de Sulawesi, les datent de plus en plus tôt dans l’histoire d’Homo Sapiens, pulvérisant nos petits records européens, et élargissant les sujets peints à des scènes dynamiques et narratives, sans doute de chasse, et des représentations humaines : des mains et des cochons de 40 000 ans, puis une chasse ou un rituel de 44 000 ans (redatée depuis à 48 000), une autre scène avec trois humanoïdes et un cochon datée de 51 200 ans minimum (redatée dernièrement à 52 300), et récemment des mains négatives (au pochoir) d’au moins 68 000 ans (pour mémoire la date de la première sortie d’Afrique par Homo Sapiens aujourd'hui admise par les archéologues remonterait à 70 000 ans).
Comme on finit par se mélanger les pinceaux entre les localisations et les dates révisées, le site hominides.com en a fait l'historique depuis 12 ans : "des datations qui donnent le tournis !"
Ces dates bouleversent des certitudes, et ça n’est que le début, il reste tant à découvrir dans ces régions à peine explorées.
La chaine Arte diffuse sur ces découvertes un documentaire de 55 minutes disponible sur son site internet jusqu’au 7.07.2026, "Sulawesi, l’ile des premières images".
Le reportage est exaltant et vaguement vertigineux. Le but de la présente chronique n'était que d’inciter à le regarder.
On conseillera simplement de l’arrêter exactement à 52:14 pour éviter sa conclusion insensée (au sens propre) "Et si l’art était le véritable écosystème de notre espèce ?", suivie d’une affirmation aussi vaseuse énoncée par un archéologue "nous sommes les seules créatures sur terre qui produisent de l’art, et nous n’avons aucune idée de la raison qui nous pousse à le faire […] L’archéologie doit résoudre ce mystère".
Effectivement, parmi ses moyens de communiquer, l’humain a créé une catégorie qu’il a appelée "Art", où il dépose un peu n’importe quoi selon l’humeur, et à laquelle il attribue une valeur supérieure à son contenu, en l’enjolivant de belles fictions gratifiantes (comme il a créé d’autres boites sur le même modèle, la religion, la philosophie…) Et il s’étonnerait ensuite de ne plus savoir pourquoi ?
Qu’il le demande alors aux espèces qui décorent leur gite d’objets rangés par forme et par couleur pour séduire, marquer leur territoire, montrer leurs intentions. Qu’il le demande par exemple à cet oiseau jardinier à nuque rose qui joue d’une illusion d’optique.
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Mots clefs : Afrique , Archéologie , Arte , Asie , Chauvet Pont d'Arc , Date , Europe , Grotte , Indonésie , Lascaux , Oiseaux , Pariétal , Peinture , Préhistoire , Publicité , Sulawesi , Technique , Vidéo