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dimanche 17 mars 2024

Histoire sans paroles (50)

Mark Rothko, sans titre 1969, dernier tableau de la rétrospective chronologique à Paris en mars 2024. 
Dans les années 1930 Rothko peignait des scènes couvertes de formes évoquant des personnages qu’il disait mythologiques, dans les années 40 ces formes devenaient des taches floues aux teintes vives, dans les années 50 les taches se dilataient en grands aplats horizontaux aux couleurs intenses, dans les années 60 les couleurs s’assombrissaient progressivement, pour disparaitre dans une dernière série de rectangles, comme des paysages gris au ciel noir. Le peintre se suicidait en février 1970. On se demandait alors où étaient passées toutes les couleurs.

dimanche 7 février 2021

Luthy, l’art de l’épargne

Au premier regard, les sous-bois et les jardins peints à l’encre noire par Jean-François Luthy éblouissent par leur luminosité, et on croit voir des photographies délibérément surexposées
En s’approchant on réalise que la lumière vient du papier blanc épargné ou à peine voilé, par transparence, comme dans toute peinture délayée à l’eau, l'aquarelle par exemple. Et comme cette technique n’autorise pas le repentir car chaque coup de pinceau dépose une ombre définitive, les taches de lumière et les feuilles ne sont pas jetées au hasard. Elles sont dessinées une à une, d’une main sereine et réfléchie.

Et quand la page contient des milliers de détails, l’impossibilité de remonter le temps devient vite un casse-tête.
Cette technique et sa manière de la pratiquer semblent toutefois être pour l’artiste une discipline de vie, une ascèse. Il le montre par des photographies sur son site, où on le voit peignant sur le motif, parfois au mépris des températures négatives. 
Et il donne l'exemple d'une série de 8 photos prises probablement à la fin de 8 séances d’une journée, en septembre 2004. La feuille de papier mesure 70 centimètres par 50.  


Mais une telle rigueur atteint certainement rapidement des limites matérielles.
On voit bien, sur notre montage animé en illustration, qu’une tache de lumière épargnée au début du processus aura dans la réalité, c'est à dire dans les heures et les jours qui suivent, tout le temps de se déplacer et de disparaitre. Sans compter que cet exemple est une pochade comparée à d’autres dessins au format démesuré ou au feuillage innombrable qui exigent sans doute des semaines de travail. Et telle Lisière, qui mesure 172 centimètres par 98, serait difficilement transportable sur le vélo du peintre.
Dans ce cas Luthy travaille sans doute d'après des photographies, comme tout le monde.

Une exposition personnelle actuelle prend fin dans deux semaines dans une galerie de Genève. Mais qui peut se rendre dans une galerie genevoise actuellement ? Les Genevoix, et encore !
Le site internet est parfait, agréable, complet. Il présente une cinquantaine de peintures en grand format. N’allez pas lire les textes, commentaires creux, concepts fumeux, verbiage inutile, ils ne sont pas de l’artiste. Allez directement au menu Portfolio.

Regardez attentivement, comme l’a fait Luthy. Si possible sur un grand écran. Un peu de la sérénité du peintre vous touchera certainement.  
  

jeudi 4 juillet 2019

HEY! 4, l’apothéose de mad meg

mad meg, Patriarche n°40, Le conservateur - détail (dessin à la plume, 2016). Notez, dans le bocal, l'élégance raffinée de la langue française.

Il existe des artistes pour qui la création est un soulagement.

On les rencontre dans la Halle Saint Pierre, 2 rue Ronsard, à Montmartre, où les créateurs de la revue d’art HEY! exposent pour la 4ème fois après 2011, 2013 et 2015, une trentaine de ces artistes inclassables affublés de qualificatifs qui ne les définissent pas, mais les excluent : en marge, outsiders, contre-culture, figuratifs hors-norme, art brut populaire.

Leur point commun est de fabriquer leur œuvre dans un état obsessionnel qu’ils ne savent pas contenir, et souvent avec un humour (un peu funèbre) qu’on pressent au bord de la crise d'angoisse.

Cette année, et jusqu’au 2 aout encore, voisinent rue Ronsard, les dessins macabres et pointilleux de Lizz Lopez, les troublants masques taxidermistes du duo Mothmeister, les délires en bandes dessinées du québécois Henriette Valium, et surtout trois immenses dessins à la plume de mad meg ; mad meg (les minuscules sont délibérées), Dülle Griet en néerlandais, Margot la folle (référence au tableau de Brueghel), est un peu une Laurie Lipton à la française.

Comme Lipton, fascinée par les miniaturistes flamands, Bosch, Brueghel, Van Eyck, elle besogne des mois durant, parfois des années, sur de gigantesques dessins satiriques.

Alt Quand Lipton couvre, pour chaque dessin, plusieurs mètres carrés de fins traits de crayon noir (plus ou moins denses pour faire des gris, mais jamais estompés), mad meg les remplit de petits traits d’encre noire, plus ou moins courts ou rapprochés, avec une plume Sergent-Major.

Quand Lipton invente des architectures grouillantes de fils électriques, de curseurs et de boutons, au service d’êtres humains rendus à l’état de squelette ou de spectre, mad meg caricature les grandes œuvres de l’art occidental qu’elle fait pulluler de scènes qui parodient toutes les outrances de notre civilisation, patriarcale (*), inhumaine et suicidaire.

Leurs idées se rejoignent dans un dessin de 2 mètres intitulé Zuckerberk réalisé par mad meg en 2017.

Toutes deux dessinent de la main gauche.

Féministe militante, mad meg a commencé, vers 2001, en traçant sur des petits carnets de minutieux squelettes d’animaux du Muséum d’histoire naturelle de Paris, et des scènes goyesques tourmentées par ses indignations politiques.
Et comme ses protestations étaient inaudibles, elle a peu à peu agrandi ses formats jusqu’à la démesure. Aujourd’hui elle crie, sur 20 mètres carrés dans la Halle Saint Pierre.

En est-elle plus écoutée ? Au moins ses cris la soulagent-ils sans doute un peu.

Dans sa spectaculaire parodie de la Cène de Léonard de Vinci et ses insectes en costume de banquier, apothéose de l’exposition qui mesure presque 9 mètres, plus intense que l’original, le fin motif de la nappe est fait de la recopie manuscrite de plus de la moitié du Talon de fer, roman révolutionnaire de Jack London.

Et pour que ses sortilèges vous poursuivent longtemps après la visite de l’exposition, le site de mad meg est un des plus beaux d’internet, un délice de navigation, un modèle d’interface. Tout mad meg s’y révèle, au moyen seulement de la souris, les détails les plus infimes des dessins, les textes, les références (sauf la reproduction intégrale de ses carnets de dessin, hélas en petit format).

Les voyageurs immobiles y passeront des jours d'investigation et de vagabondage.

***
(*) Les Patriarches est une série depuis 2004 de 20 grands dessins de personnages en pied.
« Les patriarches ne sont pas des hommes déguisés en insectes, ce sont des insectes qui essayent de se faire passer pour des hommes. Ils n’ont pas de nom, ils n’ont qu’un numéro et un titre. Ils ont abdiqué toute humanité afin de servir la fonction que leur confère le système patriarcal. Ils sont leur carrière, leur situation, leur rôle… […] Leur ministère est d’anéantir. Leur vocation est de faire de nous de la viande, du profit, de la productivité, de la statistique. Ce sont des thanatocrates. Des psychopompes qui fauchent la vie… »
mad meg
(citée dans le catalogue HEY! #4)



mad meg, Le phoque mort - détail (dessin à la plume, 2014).

dimanche 4 décembre 2011

La persistance du gris (fin)

Qui mieux qu'un ministre de l'Information, fonction souvent cumulée à la Communication et la Culture sous la 5ème République, peut célébrer l'image en couleurs ? Citons encore, par gourmandise, quelques extraits de l'allocution du poète visionnaire Georges Gorse, ministre de l'Information du président Pompidou et auteur de l'historique « Et voici la couleur ! » du 1er octobre 1967.

- L'image la plus chatoyante, l'image en couleurs, est la plus vraie et la plus proche de la vie (qui est en couleurs), symbole encourageant pour un ministre de l'information et pour un gouvernement.

- Comme le disait Léonard de Vinci, l’œil se trompe moins que l'esprit.

- La couleur ça n'est pas le noir et blanc colorié, c'est quelque chose de différent.

Qu'ajouter ? Tout est dit.

Meung-sur-Loire, juin 2011

mardi 29 novembre 2011

La persistance du gris (suite)

Meung-sur-Loire, juin 2011

L'encyclopédie populaire Wikipedia affirme qu'en orient le gris représente la fumée d'encens, la prière, le sacré, et en occident la poussière, le désarroi et la solitude. Admettons. Ça permet de ranger tout cela dans des tiroirs et de le resservir en cas de besoin quand on veut exprimer sans effort l'idée ou le sentiment indiqués sur l'étiquette. Tout le monde s'y retrouve. Et puis, la sensation douloureuse d'abandon et le besoin d'inventer un monde d'illusions sont des comportements finalement très voisins.

samedi 26 novembre 2011

La persistance du gris

Au commencement, le monde était en couleurs.

Il y avait bien des grisailles, des dessins au crayon, mais c'étaient des brouillons ou des pastiches. L'œuvre finale était nécessairement colorée, puisque la vie l'était. On pardonnait sa monochromie à la gravure, on s'était faits à son univers simplifié, caricatural, elle illustrait surtout la littérature populaire, la fiction, et on se doutait qu'elle se laisserait un jour séduire par la couleur.

Puis vint le génial Nicéphore Niépce. Et pendant le long siècle qui suivit l'invention de la photographie, de 1830 à 1960, la réalité, jusqu'alors subtile et bigarrée, se changea en une morne chose sans couleur habitée de pâles ectoplasmes. Le monde des autres, le monde lointain qu'on découvrait dans les journaux et les magazines, était grisé. On nous avait fait miroiter des eldorados ruisselants d'oranges et de jaunes mais les pyramides d'Égypte étaient exsangues, la muraille de Chine blafarde, et le grand canyon du Colorado, gris. Niépce n'y était pour rien. Le monde était noir et blanc par les insuffisances de la technique photographique.
L'invention du cinéma et plus tard de la télévision n'y fit rien.

Du temps passa. Nos ancêtres finirent par se persuader, s'habituèrent. Quelques dandies gothiques et anticonformistes en firent une esthétique. À leurs yeux, l'absence de couleur n'était plus une infirmité, elle simplifiait les formes et renforçait le sens. La photographie devenait une allusion, une métaphore.

Gennevilliers, aout 2011

Doucement, la couleur s'installa, dans les années 1960. D'abord imperceptiblement, comme la première émission en couleurs de l'ORTF, en octobre 1967. Mémorable instant, où l'on se frotte les yeux quand le ministre de l'Information annonce fièrement « Et voici la couleur ! », parce qu'on ne perçoit alors pas vraiment de différence. À voir la contenance solennelle des importants personnages présents, on assiste plus à une veillée funèbre, à l'enterrement du noir et blanc, qu'à la naissance des couleurs.

Et aujourd'hui encore, près de 45 ans plus tard, le gris a tant envahi archives et livres d'histoire que son deuil est loin d'être consommé, et même pour qui n'a connu que la couleur, le noir et blanc reste la tonalité du rêve, des souvenirs d'enfance, des choses révolues.
Un jour, en 2050, en 2100, lorsque personne ne saura plus qui étaient Orson Welles ou Greta Garbo, sera commercialisé et popularisé un procédé d'image holographique animée. La photographie en couleurs deviendra alors ce qu'est aujourd'hui le noir et blanc, un objet de musée, une réminiscence, une épure.

samedi 10 février 2007

Ces œuvres n'existent pas

Friedrich C.D. - L'hiver, détruit en 1931
Le 6 juillet 1931, brûlaient à Munich, dans l'incendie du Glaspalast, 3000 tableaux, dont 110 romantiques allemands, dont 9 de Caspar David Friedrich. Au début de l'année 1945, sous les bombardements aériens, de nombreuses œuvres de la Nationalgalerie de Berlin étaient détruites, dont certains tableaux de Caspar David Friedrich.

Friedrich C.D. - Paysage d'automne, détruit en 1931
Il ne reste d'eux que des photographies en noir et blanc. On trouve sur Internet des essais de mise en couleurs qu'il est préférable d'oublier. Peut être existe-t-il encore quelque vieil amateur qui a vu ces tableaux et leurs couleurs. Mais on lit aussi sur Internet, à propos du "cimetière sous la neige", que l'absence de couleur n'est pas critique, s'agissant d'un paysage de neige.

Friedrich C.D. - Cimetière sous la neige, détruit en 1945
C'est juste. En art, c'est à présent le concept qui importe, l'œuvre peut être absente. D'ailleurs, les conditions d'exposition des tableaux sont souvent tellement pénibles (mauvais éclairage, foule...) qu'on les apprécie mieux en reproductions. Qui peut se vanter d'avoir réellement vu la Joconde. Entr'aperçue, derrière une épaisseur mouvante de touristes et les reflets de la lumière artificielle sur la vitre blindée, la mauvaise copie d'un débutant ferait l'affaire. La Joconde est une abstraction. Elle n'a plus besoin d'un support matériel. Les paysages de Friedrich non plus.

vendredi 12 janvier 2001

Peintures fraiches

▶ Aller au CATALOGUE complet ou à la MOSAÏQUE 

Vénus ou la naissance de la géométrie - Sainte-Marguerite-sur-Mer [49.908396, 0.936930], 2026 - hst 80x80cm
Inspiré des Naissances de Vénus de la grande peinture kitch, BotticelliCabanel, Bouguereau. (D'autres photos du tableau à la fin de cette page). 


Les derniers jours de Vermeer (ou La mort de Bergotte, avec Céleste et le Dr. Cottard) - Meung-sur-Loire, La Bussière, 2026 - hst 60x60cm


Rosebud - Venise San Michele, 2025 - hst 70x70cm
De rose sale à jaune pisseux, pas un écran sur la planète et pas un œil regardant cet écran ne verra ce mur de la même couleur. En réalité il est orange, "brique un peu ensoleillée". "Ça dépend du taux de fer dans l'argile" ironiserez-vous. Alors choisissez vous-même votre taux de fer parmi 7 tonalités en descendant à la fin de cette page. 


2025, l'odyssée de l'espace vert - Blaye, 2025 - hst 70x70cm
(Oui, la blague du titre n'est pas bien fine, mais il fallait bien un titre ? Vous auriez préféré "45.1313, -0.6666", peut-être ?



La réponse à la grande question - Saint-Germain-en-Laye
2024, hst 55x46cm
Contrairement à ce qu'ont avancé nombre de scientifiques après D. Adams, la réponse à la grande question de la Vie, de l'Univers et du Reste n'était pas "42" mais "68333", plus précisément le dodécaèdre gallo-romain "MAN68333".
Voir une reproduction plus bleutée, ou plus sombre, ou plus claire.



Orage - Vers l'Aisne 2024, hst 60x60cm
(La tonalité du champ est malaisée à reproduire, vous en trouverez des variations peut-être mieux adaptées à votre écran à la fin de la page de mosaïque des peintures) 



Les 17 signes de l’égalité - Jumièges 2024, hst 65x92cm
N’y cherchez pas de métaphysique, il n'y en a que 17.
(N’ayant pas de bonne photo du tableau, celle ci-dessus en restitue assez bien l’ambiance, mais sans les détails, cette autre en lien est plus précise mais exagère les détails et déforme un peu la géométrie. Faites votre choix) 






47.2602, -2.4365 (coordonnées) 2023, hst 80x80cm



Eppur si muove, Fontfroide 16.09 10h23 2023, hst 60x60cm






hst 60x60cm - Coll. CFP
Vers 330 avant l’ère actuelle, Pythéas, astronome à Marseille alors grecque, emmène une expédition maritime autour de l’Europe, par l’Atlantique, jusqu’à l’Islande. Il écrira y avoir vu quelque chose comme de la terre, de l’eau et de l’air ensemble en suspension, dans un mélange où on ne peut ni marcher ni naviguer, et qu’il comparera assez justement à des méduses (poumons de mer). Ératosthène, puis Hipparque le croiront, pour ses découvertes en astronomie. Plus tard le géographe grec Strabon le traitera de menteur parce qu’aucun peuple ne peut vivre dans ces contrées septentrionales. 
Le fortuné Strabon, le Loucheur, n’aura jamais dépassé, au nord, les frontières de la Gaule, parce que ses amis les Romains n’y voyaient pas de peuples assez riches pour qu'ils les soumettent, et n’y avaient pas de résidence de luxe car il y faisait trop froid. 
Pourtant sa célèbre Géographie en 17 livres sera la vérité pendant des siècles, 1000 ans peut-être. Il y cite quelques fois Pythéas, pour s'en moquer. Aucune copie du véritable récit de Pythéas, "De l'Océan", n’a été retrouvée jusqu’à présent.



Test d'aéronef anonyme (anagramme du lieu, et Limoges)
2022 - hst 80x80cm






Crédit social épuisé - Venise 2021 - hst 70x70cm



Le cri (ceci n'est pas un Magritte) - Briare 2021 - hst 60x81cm - Coll. AL



Machine à remonter le temps
Appelée également Cléopatreur parce que sa technologie primitive ne permet pas de remonter plus loin que l’époque de la dernière reine d’Égypte, ni d’en revenir, d’ailleurs.
La Bussière 2020 - hst 60x60cm



Copie d'après Jeune fille à la perle, de Vermeer, au Mauritshuis de La Haye.
Sait-on si on reverra un jour ces tableaux ? Alors tous les 2 ou 3 tableaux, je ferai sans doute une petite copie pour m'entourer de mon musée imaginaire.
La Haye 2020 - hst 50x50cm - Coll. PLSR (détail du visage)



Et une douzaine de vanités... - Grenade 2020 - hst 70x70



Le retour des extraterrestres - Meung-sur-Loire 2020
hst 92x65 - Coll. CJWL



Copie du Songe de Joseph, de Georges de La Tour, vers 1640, au musée des Arts de Nantes.
C'est le plus beau tableau du monde. Ces choses ne se discutent pas. 
À présent invisible, et massacré sur internet, il était temps de s'en faire un double permanent.
Nantes 2020 - hst 60x60cm



Les philosophes - Gênes 2020 - hst 60x60cm - Coll. PCCB



Le journal de 20 heures - Venise 2019 - hst 81x60cm



Le printemps de Louis Convers - Paris 2019 - hst 50x50cm



Colloque sentimental (*) - Ravello 2019 - hst 81x60cm coll. BR



La baleine et le lapin - Praslin 2018 - hst 70x70cm - Coll. ABW



Au zoo d'Orvieto - Orvieto 2018 - hst 61x46cm



L'anagramme (atelier ou réalité) - N'importe où 2018 - hst 70x70cm



La sélection naturelle - Stresa 2018 - hst 60x60cm - Coll. DC



La conclusion du Procès - Normandie 2018 - hst 60x60cm



La maladie de Vermeer - Bruges 2017 - hst 65x81cm



Pareil Dolly - Penmarch 2017 - hst 70x70cm - Coll. NTJFP



À Bruges - Bruges 2017 - hst 50x50cm - Coll. JLG



Le dinosaure - Briare 2015 - hst 81x60cm - Coll. JBW