jeudi 8 janvier 2009

Privés de jardins publics

Inconscients et volages, les enfants des villes modernes ne savent pas le bonheur que les adultes responsables leur façonnent patiemment. Par exemple, depuis quelques années, tous les parcs et jardins publics sont systématiquement fermés (*) au premier flocon de neige un peu tenace. La chute d'une branche alourdie par la neige pourrait blesser quelqu'un.


La subversion objecte qu'on interdit ainsi aux enfants qui n'ont pas les moyens de s'offrir des vacances de ski le spectacle magique qu'est un parc recouvert de cette féerie ouatée.

Rétorquons qu'il reste dans les villes bon nombre de lieux où les enfants peuvent exercer leur désir irrépressible de modeler des bonhommes de neige, de pratiquer des glissades effrénées ou d'engager des batailles de boules de neige : ce sont les kilomètres de trottoirs de la ville. Naturellement, comme tout le monde retrouve un esprit joueur dès que la neige revient, il n'est pas impossible qu'ils y croisent un automobiliste fantasque égaré en travers du trottoir ou éparpillé autour d'un lampadaire. Il conviendra d'être prudents.


(*) À Paris tous les parcs et jardins publics de la Ville sont fermés. Les jardins des Tuileries et du Luxembourg qui appartiennent respectivement à l'Établissement Public du Louvre et au Sénat sont ouverts...

***
Pour les oreilles : The West Coast Sound (Vol. 1), un album rare de «West coast jazz» de 1953, rythmé, allant, inventif et mélodique, avec Art Pepper (saxo alto), Jimmy Giuffre (saxo baryton) et quelques autres sous la baguette de Shelly Manne. «Afrodesia» ou «You and the Night and the Music» sont des bijoux.

4 commentaires :

non a dit…

j'ai déjà vu ça quelque part...
http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2009/01/06/a-paris-les-enfants-ne-s-amusent-pas-avec-la-neige_1138449_3238.html

Costar a dit…

Vu quoi ?

-oo- a dit…

Que de différences entre "le Monde" et "ce Glob" !... Un univers !

Je suppose que c'est un jeu, non ? Chercher l'erreur probablement...
Moi, j'ai trouvé...
Je ne lis plus "le Monde".

vasco

Costar a dit…

Ah merci, fidèle lecteur qui savez discerner le véritable journalisme scientifique. Quel réconfort pour notre pauvre chroniqueur qui rentre à peine d'une semaine éprouvante de reportage aux îles Seychelles...