dimanche 19 juillet 2015

Renseignements

Art rupestre, Regards par Jean Faucheur, fort d’Aubervilliers, juillet 2014

Il y a bien longtemps que les murs ont des oreilles.

Déjà en 1694, le dictionnaire de l’Académie françoise nous mettait en garde. Depuis les murs ont été équipés de tous les organes utiles à la surveillance généralisée.
On sait que nos rues sont envahies d’yeux.
Il parait que tous les sondages, payés par les intéressés, démontrent qu’une confortable majorité de la population, qui n’a rien à se reprocher et qui a très peur du terrorisme tel qu’il est exalté dans la Presse, est favorable à ces mesures d’espionnage généralisé. Il suffit d'appeler cela « protection ».

La Boétie également nous avait prévenus, en 1548 dans son Discours de la servitude volontaire « Quel est ce vice horrible, de voir un nombre infini d’hommes, non seulement obéir, mais servir, non pas être gouvernés, mais être tyrannisés ? »
Jean Faucheur, artiste de rue, aura beau affubler de sourires rassurants tous ces yeux qui nous scrutent, il est trop tard.

Nous sommes les seuls responsables de notre propre servitude.
   

Mise à jour : Le 24 juillet 2015, tout est consommé. Les instances censées contrôler la constitutionnalité de la loi Renseignement promue par un gouvernement socialiste se sont déculottées. La France, pays des libertés, peut donc impunément surveiller massivement le contenu des échanges et le comportement sur Internet de tous ses concitoyens, sans demander d'autorisation à quiconque, sans contre-pouvoir, comme dans les bonnes vieilles démocraties populaires de Chine et de Corée du nord. 
Il est temps pour tous de s'équiper d'un réseau privé virtuel (VPN), à l'étranger, c'est un abonnement de quelques euros par mois.