Un grand journal français déclara l’affaire insignifiante, mais en écrivit néanmoins deux
grandes tartines bien tièdes, affirmant que la numération romaine apporte
élégance,
fantaisie,
prestige,
panache, et fait les «
délices de la culture populaire - n’écrit-on pas Star Wars IX ? »
Voyez-vous Monsieur Larousse, rien n’a changé, c’est toujours l’élite bien éduquée qui définit ce qu’est la culture populaire.
Cette élite ignore peut-être que depuis une vingtaine d’années, avec la disparition du papier, notre nouveau monde informatique, certes volatil mais essentiellement anglo-saxon
(même en Asie), ignore impérialement les numérations exotiques.
Les logiciels chargés de trier les données, feuilles de calcul et traitements de texte, qui savent classer par ordre alphabétique ou numérique, rangent les chapitres et les dates romaines comme des lettres, donc dans un ordre numérique fantasque (1, 2, 3, 4, 9, 5, 6, 7…), et les logiciels de lecture vocale de texte ou les assistants pour malvoyants prononcent l’index des monarques avec la même fantaisie, Louis XVIII
(18) devenant Louis ixe-vé-hihihi, à la manière du sketch du trio
Les inconnus, en 1989, quand ils guillotinaient Louis croix-vé-bâton.
Alors, comme le préconisait le grand Pierre Larousse, laissons les hiéroglyphes aux égyptologues, et considérons ce
faux proverbe congolais «
Si tu veux bavarder avec tes voisins, utilise déjà les mêmes mots ».