samedi 27 juin 2026

Cremonini, deuxième couche

Leonardo Cremonini, "Le voyage", 146 x 114cm, 1989 (Paris-Bologne, collection privée)

Comment ça ? 
On nous dit que la fréquentation de l'exposition Cremonini Espace Richaud à Versailles reste confidentielle ! Il n’y a pas eu le raz-de-marée escompté après notre chronique illustrée du 20 juin !
Mais que faut-il faire ? 

Pour la peine, voici une deuxième couche de photos de l’exposition. Et c’est un geste courageux car l’opération comporte des risques pour Ce Blog ;  il est possible que ces reproductions soient légalement interdites par le droit d’auteur. Et comme le peintre n’est plus en état de nous donner son autorisation, il faudra peut-être nous mesurer aux ayants droit, profiteurs improductifs protégés par la loi, dont les intentions seront nécessairement moins généreuses et pourraient entrainer la faillite, voire la fermeture d'un blog ancestral et méritant...
 


Cremonini, "Lumières d'une fête", 175 x 190cm, 2008 (Paris-Bologne, collection privée)

Cremonini, "Au café la nuit", 116 x 179cm, 2000 (Paris-Bologne, collection privée)

Cremonini, "Les entraves entrouvertes", 114 x 293cm, 1982 (FRAC Marseille)

Cremonini, "Les châssis barrages", 151 x 199cm, 1982 (Marseille musée Cantini)

Cremonini, "Liberté de parole", 130 x 195cm, 1971 (Paris-Bologne, collection privée)

Toutes les photos ont été prises à l'Espace Richaud le 11 juin 2026, sur un téléphone récent, à main levée. Notez les bonnes conditions de luminosité de l'exposition.

7 commentaires :

Vasco a dit…

Vos photos sont vraiment très belles, et connaissant un peu votre obsession de la restitution chromatique de vos toiles je pense qu'on peut vous accorder toute notre confiance quant à la fidélité de celles-ci.
Je me doute que la frustration de ne pas disposer du catalogue vous a conduit à tout enregistrer.
Mais, que n'aviez-vous un mètre ruban ou laser sous la main, dans votre poche (au lieu de votre révolver), ou dans votre téléphone si bien pourvu ! Nous aurions ainsi ces précisions de tailles !
Bon, ce n'est pas si gênant, on peut se figurer leurs dimensions sur votre photo de la rotonde (du post précédent) où même la porte vitrée sait se fondre à l'esprit du lieu parmi les sujets cremoniniens qui l'entourent. Quel talent ce photographe ! cette porte ! … et ce peintre !

Mais … au risque de me répéter, ils sont quand même un peu inquiétants ces homoncules irradiés ahuris…

Costar a dit…

Vous avez raison, à prendre les mesures avec un mètre ruban j'étais arrêté illico, emporté comme terroriste. Ils le font pour bien moins actuellement, en matière d'écologie par exemple où ils tirent dans le tas en jouissant de plaisir, on a vu les enregistrements de leurs petites caméras.

Son obsession des enfants un peu ratés est effectivement curieuse, et de 1956 à 2008 ils ont toujours la même taille, ils ne grandissent pas. On les trouve sur la moitié de ses tableaux, alors qu'il n'a eu qu'un enfant, je crois. C'était peut-être un de trop. Ceci dit sans eux ses tableaux seraient ennuyeux. Je les préfère inquiétants.

Quant aux dimensions vous les aurez bientôt. J'ai commandé le catalogue (il n'est pas distribué dans les librairies standards), je le reçois dans quelques jours, et je renseignerai les tableaux de mes deux chroniques. Je publierai un commentaire pour que vous soyez prévenu.

Costar a dit…

14.07.2026 : les deux chroniques sur Cremonini sont mises à jour avec les dimensions des tableaux en illustration et la correction du nombre d'œuvres exposées.

Vasco a dit…

Je viens seulement de réaliser que je n'étais pas abonné aux messages.
Merci d'avoir précisé les dimensions des toiles.
C'était un détail mais qui prend de l'importance ici car c'est assez surprenant de constater que pas une seule n'est dans un format identique. Elles devaient donc être faites sur mesure. Il est probable qu'après en avoir fait les esquisses préparatoires il atteignait des formats qu'il tenait à respecter précisément, ce qui semble bien confirmer le soucis de composition qui transpire dans ces images.
Le catalogue vaut-il d'être commandé ?

Costar a dit…

Nombre de ses tableaux sont en fait des diptyques (voire tri) mais dans un seul cadre si bien que ça se voit à peine (8 des 12 tableaux que j'ai reproduits sont des diptyques, et "Les horizons du comptoir" est presque un triptyque ! si on zoome bien), alors chaque cadre est certainement d'un format encore plus atypique que l'ensemble.

Le catalogue est un gros livre épais (23,5 x 29 x 4cm) et pèse 32€ et au moins 3 kilos, sans compter les frais de port. Il n'est pas disponible en librairie, mais ma libraire l'a commandé et reçu sans frais de port.
Il sera certainement enfin disponible sur place à Versailles.
Les reproductions sont très nombreuses (200 au moins dont les 150 de l'exposition), de très bonne qualité, en grand format et souvent sur deux pages (ce qui est parfois gênant car la reliure n'est pas souple).
J'avoue n'avoir eu le temps que de parcourir le texte en diagonale, mais il n'est pas gênant, tout le livre étant consacré aux images.
Les différentes listes en fin de volume (biographie rapide, listes et détails des tableaux exposés avec lieux d'exposition, etc.) sont pratiques et claires.

Vaut-il d'être commandé ?
Pour un blog sérieux qui doit pouvoir prouver tout ce qu'il écrit, c'est indispensable, pour un amateur d'arts graphiques qui se sent attiré par la production de Cremonini, je conseillerais avant tout d'aller voir les deux expositions (au moins celle de l'espace Richaud), et de décider alors d'acheter le catalogue sur place si le coup de cœur ou la fascination se confirment, voire redoublent, et si le budget le permet encore.
https://editions-lord-byron.fr/products/cremonini-regard-en-miroir

Vasco a dit…

Mais oui ! Que je suis bête ! J'avais remarqué ces assemblages en zoomant dans les images.
Ce qui invalide ma théorie. Ou alors en présumant une volonté obsessionnelle de l'artiste de parvenir au format envisagé. Il y a donc une autre démarche, ou contrainte , qui le pousse à assembler ainsi ces pans. D'ailleurs on peut constater qu'il joue (dans ces deux toiles de 1982) avec ces problèmes de châssis "barrages" "entraves" qui viennent dénoncer les raccords en se posant "en travers" de l'agencement.
C'est pas très limpide comme concept mais peut-être que le texte du catalogue propose une explication.


Costar a dit…

Là où je suis de la lecture du catalogue, le sujet n'est pas encore abordé. Dans un tel livre on préfère chercher dans l'œuvre des grandes idées vagues et faciles à manipuler que de s'interroger sur les aspects techniques, qui sont pourtant les seules choses intéressantes et originales, mais ne désespérons pas, restez abonné aux commentaires (non que la lecture soit laborieuse, mais j'ai très peu de temps à lui consacrer et il n'y a pas encore de fonction de recherche automatique de mots clef dans les livres en papier sans index).