mercredi 25 décembre 2013

La vie des cimetières (53)

C'est au cœur de l'ancien domaine colonial de la famille Mellon, devenu l'écomusée Union Estate, que furent enterrés les premiers habitants de l'ile de La Digue, dans l'archipel des Seychelles, au début du 19ème siècle.

Et je vis un cheval d'une couleur cadavérique, et celui qui le montait s'appelait la Mort, et le séjour des morts l'accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l'épée, par la famine, par la maladie, et par les bêtes sauvages.
(Apocalypse de Jean, 6-8)

Dans les antiques légendes moyen-orientales, une célèbre prophétie décrit la fin du Monde au moyen d'un agneau qui ouvre un parchemin scellé (la méthode précise n'est pas décrite) d'où sortent tout un tas de fléaux, notamment quatre cavaliers colorés qui apportent ruine et désolation.

Le récit est désordonné, chaotique, le soleil s'éteint, se rallume, les étoiles tombent comme des figues vertes, le ciel se retire comme un livre qu'on roule. Les iles s'enfuient. On a un peu de mal à comptabiliser les morts, les chiffres - assez incohérents - sont difficiles à interpréter.

Finalement tout semble s'arranger, car pour ceux qui lavent leurs vêtements et ne modifient pas les paroles de la prophétie l'eau de la vie sera gratuite, éternellement (on ne sait pas clairement s'il s'agit de gnôle ou d'une métaphore).